RAVENSBRUCK, un camp de la mort

RAVENSBRUCK, un camp de la mort
vendredi 7 novembre 2003
par  Laurent Arnaud
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C’est au nord de Berlin, dans le Mecklembourg près de la petite ville de Fürstenberg et du lac du même nom que les nazis ont construit le camp de concentration de Ravensbruck. Celui-ci ouvre ses portes dès le mois de mai 1939 pour accueillir ses premières prisonnières, d’abord allemandes et autrichiennes, témoins de Jehova, politiques, asociales ou droit commun. Ce camp de femmes recevra jusqu’au mois d’avril 1945 près de 110 000 personnes de toute l’Europe occupée par les nazis, en majorité résistantes mais aussi personnes à éliminer : juives, femme-soldats de l’armée Rouge.

Il est difficile de présenter un bilan exact des victimes de ce camp comme il est impossible de décrire l’horreur du quotidien de cet enfer. On lira les témoignages des survivantes pour plus d’informations, notamment

- "Ravensbrück" par Germaine Tillion, point Histoire, Paris, Editions du Seuil, 1973 et 1988, avec notamment en annexe des renseignements sur Buchenwald, Dachau, Mathausen, le témoignage d’Anise Postel-Vinay sur les exterminations par gaz, une chronologie et un plan du camp de Ravensbrück qui montre les différents ensembles, camp des femmes, camp des hommes, camp d’Uckermark et le complexe des usines Siemens.

- "Déportée à Ravensbrück" par Margarete Buber-Neumann, Paris, point Histoire, Editions du Seuil, 1988. Un témoignage très précieux d’une allemande, internée dès 1940 (après avoir connu le goulag stalinien) et jusqu’en 1945.

De même, on consultera les publications de l’Amicale de Ravensbrück et de l’Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance, notamment "Les françaises à Ravensbrück" Dir. Marie-Jo Chombart de Lauwe, Paris, Gallimard, 1965.

Les photographies suivantes ont été prises par nos soins lors du voyage de mémoire 2003 organisé et financé par l’Amicale de Ravensbrück. Nous tenons ici à remercier les déportées, notamment Madame Menot de Limoges et les bénévoles de l’amicale pour leur invitation et leur précieux témoignage.

Sur ce même thème, on pourra visiter l’exposition du Centre de la Mémoire d’Oradour qui présente des photographies actuelles des camps de la mort.