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Défense : les missions de l’Armée de terre

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Journée "Armée de terre" 2005

Cette journée au camp de Mourmelon vise à montrer chaque année aux élus et décideurs de la nation, les hommes, les matériels et les missions effectuées par l’armée de terre sur les théâtres d’opérations extérieures. L’Etat -major de forces 4 de Limoges commandé par le général Antoine Lecerf organisateur de cette manifestation, a convié cette année une importante délégation limousine dont des professeurs d’histoire-géographie.

Nous avons donc assité à une simulation mettant en scène l’intervention d’un groupement tactique interarmes (GTIA) dans un pays confronté à des affrontements entre communautés.

A travers ces quelques images, on découvrira les matériels de l’armée de terre et comment ils répondent aujourd’hui aux nouvelles missions de la Défense et de l’action internationale.

Pour compléter cette présentation, on peut se reporter au site de l’armée de terre : http://www.defense.gouv.fr/terre/

Pour étudier les liens armée-nation et pour trouver des ressources sur l’enseignement de la Défense, on consultera le site suivant : http://www.education.gouv.fr/syst/hfd/esprit_defense.htm

Par ailleurs, le protocole d’accord national Défense / Education est décliné à Limoges par une convention académique. Consultez le dossier de presse : http://www.ac-limoges.fr/article.php3 ?id_article=2944


La capacité à se projeter sur les théâtres d’opérations extérieurs

Au premier plan : hélicoptère Cougar sa 532

A l’arrière plan : hélicoptère Puma sa 330

Depuis bientôt quinze ans, les conflits militaires majeurs ne sont plus envisagés sur le territoire ouest européen (fin du pacte de Varsovie et de la menace soviétique). Ainsi, le danger étant plus lointain, l’armée française privilégie sa capacité à projeter des forces rapidement hors du territoire national. Outre les ressources de l’armée de l’air et de la marine (aéronavale), l’armée de terre possède une aviation légère (ALAT) d’hélicoptères de transport, d’attaque et de renseignement ainsi que des avions.


avion de transport C 160 Transall

Cet avion développé en 1963 par la coopération franco-allemande est un transport de marchandises (jusqu’à 51 tonnes) et un transport de troupes.Il peut embarquer près de 90 parachutistes et leur matériel. Il est un outil précieux pour la projection des forces et pour l’acheminement rapide de l’aide humanitaire qui peut être larguée en plein vol.


Transall vue arrière, sur la porte de la soute


jeep aérotransportée et aérolarguée

Le véhicule prêt à être largué d’un avion militaire, est harnaché et équipé de parachûtes. Les avions militaires sont capables de larguer ainsi plusieurs types de véhicules légers. Ainsi, le VBL(véhicule blindé léger) remplaçant français de la jeep est hélitransportable, aérotransportable et aérolargable à moyenne hauteur.


Sur le champ de bataille : la puissance de feu

Char Leclerc en mouvement. Par son poids (56 tonnes), son blindage, sa vitesse (70 km/h sur route, 50 km/h en tout-terrain), son armement, il est le fer de lance des actions terrestres engageant des forces conventionnelles(cavalerie, infanterie etc.). L’engagement des chars dans les zones urbaines ou dans les conflits de type guérilla semble aujourd’hui réduit. Pourtant, l’expérience des troupes françaises engagées au Kosovo notamment montre l’utilité d’un char comme facteur dissuasif dans les opérations de maintien de l’ordre.


Sur le champ de bataille : l’action combinée

La démonstration a mis l’accent sur la complémentarité et l’efficacité des groupements tactiques interarmes. Ainsi, différentes unités interviennent : commandos parachutistes pour la recherche de renseignements, appui aérien des avions de combat et des hélicoptères, détachements de chars et d’artillerie mécanisée, infanterie embarquée dans des blindés légers.(cf. photographie).


Sur le champ de bataille : défense antiaérienne

Missile sol-air Mistral mis en service par deux hommes pour la protection anti-aérienne.


Sur le champ de bataille : batterie de missiles


Sur le champ de bataille : système de recherche d’informations, de liaison et d’écoute

L’armée de terre dispose de postes de commandement légers qui coordonnent l’ensemble des unités présentes sur le champ de bataille et centralisent toutes les informations. Ces PC sont interarmes (en liaison avec les unités aériennes, du génie etc.) et internationaux : dans le cadre des actions OTAN, des officiers de liaison étrangers sont présents, la langue de travail au sein du PC est l’anglais.

Le PC centralise les informations que lui donne ses observateurs : unités au sol de recherche de renseignement, avion awacs (équipé de radar), radar embarqué sur des hélicoptères (sytème horizon sur Cougar) et depuis quelques années drones (avion téléguidé équipé de caméras).

Dans chaque PC, existent des postes SICF : le système d’information pour le Commandement des Forces. Il fournit à chacun des acteurs du champ de bataille les services d’information destinés à faciliter le commandement des forces terrestres. C’est un système informatique qui s’apparente aux SIG puisqu’il géo-référence le champ de bataille et toutes les unités qui y sont présentes. Dès 2007, l’armée française équipera ses fantassins du système FELIN (fantassin à équipements et liaison intégrés)qui permettra à terme de géo-référencer chaque combattant. L’échelle du champ de bataille deviendra alors beaucoup plus grande.


Sur le champ de bataille : système de recherche d’informations, de liaison entre les unités


Maintien de l’ordre et action humanitaire

Un hélicoptère Puma et un VAB (véhicule à l’avant blindé) sanitaires évacuent des bléssés. L’armée de terre française a été sollicitée à plusieurs reprises pour l’assistance aux populations civiles. Elle a ainsi développé toute une logistique qui permet de traiter l’afflux massif de réfugiés (alimentation, besoins sanitaires, comptage etc.) et l’évacuation d’un grand nombre de civils notamment les ressortissants français dans les zones de conflits. En 2005-2005, plusieurs milliers de français ont été évacués de Côte-d’Ivoire en un temps record.


Maintien de l’ordre et action humanitaire : approvisionnement

Des véhicules légers et un hélicoptère Puma apportent sur le champ de bataille des munitions, du carburant pour les unités d’artillerie blindée (canon 155 AUF1 à l’arrière plan) et les hélicoptères gazelle. Ces unités de logistique convoient de même des produits de première nécessité, des matériaux de construction aux populations civiles touchées par les conflits.


Maintien de l’ordre et action humanitaire : contrôle des voies de communication


Maintien de l’ordre et action humanitaire : construction d’un chekpoint

Les troupes au sol engagées dans des conflits entre communautés (comme en Bosnie ou au Kosovo) ont pour mission de controler les voies de communication afin d’empécher les affrontements et la circulation des armes notamment. Ainsi le Chek point est un lieu de contrôle des populations civiles (fouille des personnes et des véhicules) et aussi d’orientation des réfugiés vers les centres d’aide alimentaire, sanitaire, d’évacuation, de recensement etc.

Conclusion :

Les théâtres d’opérations où l’armée de terre française intervient sont souvent fort éloignés du territoire national et nécessitent des moyens importants de projection des forces.

Les matériels utilisés par l’armée de terre et par toute armée moderne aujourd’hui sont des produits technologiques dont l’emploi ne peut être fait que par des professionnels.

Les missions de l’armée de terre ont beaucoup changé depuis les années quatrevingtdix. Elles intégrent aujourd’hui l’aspect humanitaire (aide aux populations civiles), le soutien aux ressortissants français, le maintien de la paix dans les actions combinées au sein de l’OTAN ou dans le cadre des opérations de l’ONU.