Quand l’ERR peut changer la vie d’un prof...

lundi 14 avril 2014
par  Michèle CAMPOS
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J’intègre l’ERR en 2012/2013 alors que l’ERR a déjà un an. Les profs travaillent sur le plurilinguisme avec Rebecca Dahm, ils échangent, expérimentent, innovent, réussissent et parfois se ratent... et ils en parlent.

Lorsque j’intègre le groupe, je me suis engagée dans un projet de 6ème « expérimentale » pour laquelle la mission est d’innover, de mettre en oeuvre de nouvelles pratiques. Je suis alors tout à fait partante pour de nouvelles pratiques mais ne sais absolument pas où les trouver... et c’est L’ERR et ce groupe de profs motivés qui vont me guider.
Ce qui va changer du tout au tout et qui a été dynamisant dans ma vie de prof essoufflée par 15 ans de carrière banale, c’est les rôles inversés que l’on donne au prof et à l’élève.

Les collègues ont mis en place le travail par îlots. Ce travail n’est pas un simple travail de groupe comme chacun le connait. C’est une méthode de travail où l’élève s’approprie ses apprentissages. Elle se fait en général en deux temps ; un travail individuel tout d’abord puis une mise en commun au sein du groupe, et enfin soit une restitution au sein du groupe ou de la classe. La compréhension écrite se fait de façon autonome, sans grille. Il en est de même pour la CO, les notions grammaticales … Une fois que les élèves se sont appropriés la méthode de travail, ils deviennent autonomes et acteurs.
Ex : suite à un travail sur la formation des questions en anglais à partir de cartes vierges sur lesquelles ils écrivent les mots des questions et les forment, les élèves ont été capables d’écrire ce qu’ils appellent eux-même« la formule » : (Mot interrogatif) – auxiliaire-sujet-verbe-complément ?

L’importance du travail en équipe dans le but de faire du sens aux apprentissages. Cela me paraît maintenant essentiel.

Grâce au travail fait par les collègues en plurilinguisme, j’ai compris qu’on pouvait compter sur les compétences des élèves et que cela était essentiel.
Grâce encore à ce travail, j’ai réalisé que le travail par îlots ne rendait pas le prof inutile mais qu’il modifiait juste son rôle. Ainsi on passe d’un rôle de maitre à un rôle de coach... voire de passeur. Si l’élève apprend par la manipulation ou l’expérience, il a beaucoup de chances de se souvenir de ce qu’il aura découvert...

Je remercie beaucoup Mme Rebecca Dahm et tous les collègues de l’ERR qui m’ont permis de revisiter mes pratiques et de retrouver de l’enthousiasme pour travailler en classe et en équipe.

Michèle CAMPOS

Professeur d’anglais

Collège Anna de Noailles

Larche